Frank Delhaye

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 Interview "Brigade Navarro"

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Kamel
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MessageSujet: Interview "Brigade Navarro"   Mar 12 Juin - 16:23

Philippe Davin / Réalisateur

Avec le format de 52' de Brigade Navarro, l'inénarrable série Navarro entre dans une ère nouvelle. Dans ce spin-off, certaines caractéristiques, qui ont fait le succès de Navarro pendant quinze ans, n'ont pas été gommées. L'évolution a été amorcée dans les quatre derniers épisodes du format en 90'...

Philippe Davin était sans conteste la personne désignée pour orchestrer ce tournant. Après avoir occupé les postes de deuxième puis premier assistant réalisateur, producteur exécutif et enfin directeur littéraire pour la série Navarro (Hamster Productions), il est devenu le scénariste et réalisateur des deux premiers opus de Brigade Navarro.

Pour cette nouvelle série, Philippe Davin a voulu conserver la psychologie et l'émotion qui faisaient la force de Navarro ; autrement dit les qualités humaines qui, plus que l'aspect scientifi que, sont la patte de l'équipe. “Nous avons fait évoluer la série en lui donnant un autre rythme, explique-t-il. Cela passe par un nouveau format de 52' mais surtout, nous avons resserré les scénarios autour des intrigues.”

Place à l'histoire
“Dans Navarro, la vie des personnages récurrents, très présente, fi nissait par ralentir l'action, poursuit-il. J'ai dû sacrifier un certain nombre de personnages, comme le commissaire divisionnaire Waltz (joué par Maurice Vaudaux), Ginou (Catherine Allégret), Yolande (Emmanuelle Boidron) ou encore le flic del'accueil, Martin (Jean-Marie Mistral).” Désormais, le film se recentre sur l'enquête. La vie privée des protagonistes est distillée par petites touches et l'identification du téléspectateur se fait plutôt via les enquêtes, à travers les suspects, victimes ou témoins. “C'est pourquoi nous veillons à avoir des intrigues crédibles et réalistes, mettant en scène des personnes qui nous ressemblent.”

Cependant, la série Brigade Navarro n'a pas vocation à être hyper réaliste, “même si nous veillons à être justes dans les faits et gestes des policiers, précise l'auteur. En effet, pour avoir fait des recherches, je suis conscient que les enquêtes se déroulent différemment dans la réalité. On ne voit, par exemple, jamais dans les enquêtes télévisuelles, le laborieux travail administratif auquel les policiers doivent se plier au cours d'une enquête. Et puis, là où les analyses scientifiques prennent quelques dizaines de minutes, plusieurs semaines peuvent en réalité être nécessaires à une recherche ADN.”

Renouveau
Il aurait été difficile de garder l'ensemble de l'équipe technique et de proclamer que les méthodes seraient désormais très différentes. Là encore, Philippe Davin a opté pour la mixité, trouvant un compromis, un équilibre entre le savoir-faire d'une équipe rodée et le renouveau. “Fait remarquable, les musiciens sont restés les mêmes, bien que le traitement musical soit très différent. Il prend d'ailleurs une place beaucoup plus importante que dans Navarro et contribue fortement à faire passer la série du 20e au 21e siècle.” Sa tâche pour casser les habitudes n'a pas été toujours facile. “Quand une série dépasse les 100 épisodes, une routine s'est forcément installée. La meilleure façon de la briser, c'est de mettre les protagonistes dans des situations différentes. D'où, notamment, l'importance du décor...”

L'évolution passe aussi par le décor
Exit le commissariat. Promu commissaire divisionnaire, Navarro doit s'acquitter de lourdes tâches administratives et ne se rend sur le terrain qu'à titre exceptionnel. Une grande partie de son équipe l'a suivi dans ses nouveaux locaux. “Nous avons imaginé une annexe, très moderne, à la brigade criminelle sous la responsabilité de Navarro. Dans l'ancienne série, tout reposait sur les épaules d'un seul héros, assez monolithique. Il regroupait à lui seul toutes les fonctions aujourd'hui assumées par la brigade entière. Dans ce nouveau décor, les acteurs ont pris de nouvelles habitudes et chacun a pu se repositionner. Un jour, d'ailleurs, Roger Hanin a lui-même demandé à refaire une scène parce qu'il l'avait jouée trop “Navarro” et voulait la rejouer plus “divisionnaire” !”

Orchestration
Véritable chef d'orchestre de ce projet, Philippe Davin y travaille depuis longtemps. Il y a consacré l'année 2006. Mais en réalité, Navarro fait partie de son quotidien depuis 18 ans, puisqu'il a commencé à travailler sur la série en novembre 88, pour les tout premiers repérages ! Et pour donner le ton, il a été sur tous les fronts. Passé maître dans la fabrication de Navarro, c'est en toute légitimité qu'il peut parler des évolutions significatives du spin-off. Il a signé les deux premiers scénarios mais compte, par la suite, faire appel à des scénaristes. “Puis on procédera à une sorte de lissage, ce que l'on appelait auparavant une “navarrisation” et que l'on devrait désormais nommer une “brigadisation”. De la même manière, faire appel à plusieurs metteurs en scène est une manière d'enrichir une série télévisée” souligne-t-il encore, avant de conclure : “Créer un spin-off de Navarro était quand même une idée de fous ! On s'attaquait à un monument !”.
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